CITES : thon rouge, coraux précieux et requins passent à la casserole

27 mars 2010
La 15e Convention CITES n'a pas épargné le thon rouge.

La 15e Convention CITES n'a pas épargné le thon rouge (c) OpenCage

La 15e Convention sur le commerce international des espèces sauvages menacées (CITES), qui avait lieu à Doha (Qatar), a abandonné sur le ponton quelques espèces marines, et non des moindres… Le thon rouge, les coraux précieux et les requins, qui ne demandaient qu’à être mieux protégés, n’ont finalement pas été retenus, faisant les frais du très actif lobby nippon.

 

Le thon rouge d’Atlantique-Est et de Méditerranée est la première victime des Japonais qui ont notamment réussi à rallier à leur cause la Lybie, important pays de pêche de ce poisson. Le thon rouge postulait au statut d’espèce non-exportable. Mais le Japon, qui consomme 80 % de la pêche de ce poisson, a réussi à mobiliser de nombreux pays en voie de développement.

Quatre espèces de requins (le requin-marteau halicorne, le requin océanique, le requin-taupe et l’aiguillat commun) étaient quant à elles sur la liste des espèces dont le commerce devait être régulé. Elles n’y sont plus et seront donc désormais livrées aux grands groupes industriels qui ont fait de la pêche intensive leur gagne-pain.

Côté coraux précieux, 31 espèces de coraux rouges n’ont pas réussi à être inscrites à l’annexe II de la convention qui permet de réguler leur commerce. Enfin, l’ours polaire n’a pu passer de l’annexe II à l’annexe I (interdiction totale des exportations).

La CITES a heureusement voté la reconduction de l’interdiction du commerce des éléphants en Tanzanie et en Zambie, ainsi qu’un plan de préservation des tigres. Il faudra attendra 2013 pour que la CITES se réunisse à nouveau. Ce sera en Thaïlande.

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