L’Académie internationale d’astronautique affirme dans un récent rapport que la construction de centrales électriques spatiales, destinées à capter l’énergie solaire pour l’acheminer sur Terre, serait « techniquement possible » d’ici 10 ans et rentable d’ici 30 ans.
Ce type de projet ne relèverait donc plus de la science fiction. Pour cela, il faudrait mettre en orbite plusieurs satellites capteurs des rayonnements solaires (de préférence au niveau de l’équateur) afin qu’ils réfléchissent cette énergie vers un satellite centralisateur en charge de la transmission vers la Terre, soit par laser, soit par radiofréquence.
Le Japon planche déjà sur un projet de 250 MW qui pourrait voir le jour en 2030. Un projet pharaonique de 21 milliards de dollars.
Un des défis que ce genre de projet aura à relever sera la protection des satellites en orbite. Ces derniers nécessiteront en effet le déploiement de bras longs de plusieurs kilomètres. Or, la Nasa a rappelé il y a quelques semaines que l’espace était devenu un vrai dépotoir, avec près de 22 000 débris « importants » en orbite (bouts de navettes, satellites hors d’usage…) et 300 000 plus petits mais tout autant capables de causer des dégâts.







