Des centrales solaires spatiales bientôt en service ?

7 décembre 2011
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par Fab
Centrale solaire spatiale

Des centrales solaires spatiales bientôt au-dessus de nos têtes ?

L’Académie internationale d’astronautique affirme dans un récent rapport que la construction de centrales électriques spatiales, destinées à capter l’énergie solaire pour l’acheminer sur Terre, serait « techniquement possible » d’ici 10 ans et rentable d’ici 30 ans.

Ce type de projet ne relèverait donc plus de la science fiction. Pour cela, il faudrait mettre en orbite plusieurs satellites capteurs des rayonnements solaires (de préférence au niveau de l’équateur) afin qu’ils réfléchissent cette énergie vers un satellite centralisateur en charge de la transmission vers la Terre, soit par laser, soit par radiofréquence.

Le Japon planche déjà sur un projet de 250 MW qui pourrait voir le jour en 2030. Un projet pharaonique de 21 milliards de dollars.

Un des défis que ce genre de projet aura à relever sera la protection des satellites en orbite. Ces derniers nécessiteront en effet le déploiement de bras longs de plusieurs kilomètres. Or, la Nasa a rappelé il y a quelques semaines que l’espace était devenu un vrai dépotoir, avec près de 22 000 débris « importants » en orbite (bouts de navettes, satellites hors d’usage…) et 300 000 plus petits mais tout autant capables de causer des dégâts.

Marée noire dans le Golfe du Mexique : un an déjà

21 avril 2011
par Fab
La catastrophe écologique dans le Golfe du Mexique

L'explosion de la plate-forme Deepwater Horizon de BP dans le Golfe du Mexique le 20 avril 2010 (c) U.S. Coast Guard

Le  20 avril 2010 explosait au large des côtes de la Louisiane, la plate-forme Deepwater Horizon louée par BP pour forer le puits le plus profond jamais réalisé en offshore. 11 personnes y laissèrent la vie et près de 5 millions de barils de brut s’échappèrent dans le Golfe du Mexique.

Après le forage d’un puits secondaire, la fabrication d’une cloche en acier de 98 tonnes, le déversement de milliers de litres de produits dispersants, le déploiement de 150 km de barrages flottants et diverses tentatives de colmatage de la fuite, la situation n’a été maîtrisée que le 4 août 2010, soit plus de cent jours après le début de la marée noire.

Les conséquences ? Peu de chiffrent circulent, à part les 1 700 km de marais et de plages polluées et les quelque 6 000 oiseaux  morts répertoriés, selon le Conseil américain de défense des ressources naturelles.

Mais de l’avis de nombreux experts et scientifiques, cette marée noire équivaut pour l’éco-système marin local à un Tchernobyl. Combien de litres de pétrole se sont déposés au fond de l’eau ? Quels sont les effets à long terme des produits chimiques utilisés pour disperser le pétrole ? Nul ne le sait encore. S’exprimant à l’occasion de ce triste anniversaire, Barack Obama a déclaré s’engager à « faire tout ce qui est nécessaire » pour restaurer les côtes du Golfe du Mexique.

Bien choisir son stage de formation en éco-construction

20 avril 2011
par Fab
Bien choisir son stage d'éco-construction

Des stages d'éco-construction sont désormais proposés partout en France (c) Moez

Qu’ils soient de courte durée (un ou deux jours) ou plus longs (une semaine), les stages en éco-construction se multiplient. Plusieurs associations et organismes proposent de vous former à de multiples disciplines dans toute la France.

Proche de Paris, le Parc naturel régional des Boucles de la Seine Normande organise de nombreux stages d’une journée, sur des thèmes aussi variés que les enduits de finition pour murs en terre (intérieur / extérieur), la fabrication de briques en terre crue, la taille de silex ou la technique du torchis et de la bauge.

L’association Trak’terre, qui a pour but de promouvoir la construction écologique, vous proposera des stages de courte durée (un ou deux jours), sur les enduits terre, les bardeaux de châtaignier, la construction paille.

Si vous souhaitez approfondir ce dernier thème (la construction en paille), adressez-vous à une autre association, la Maison en paille, qui, elle, vous proposera de passer pas moins d’une semaine pour apprendre différentes techniques de construction en bottes de paille. Vous apprendrez également à travailler la terre et la chaux pour réaliser vos enduits, des cloisons et des meubles. L’association Approche Paille propose elle aussi de stages sur ce thème, et partout en France.

Notons également l’offre très vaste de l’association Savoir Faire et Découverte dont l’objectif est de faciliter l’accès aux savoir-faire artisanaux, artistiques et agricoles écologiquement responsables. Créée en 1999, elle anime un réseau de plus de 170 professionnels (artisans, agriculteurs et artistes) dans toute la France. De l’assainissement à l’activité de charpentier, en passant par la fabrication de meubles en carton, la décoration intérieure ou la tapisserie d’ameublement, elle vous fera découvrir ou redécouvrir des compétences parfois tombées dans l’oubli.

Enfin, pour ceux qui habitent le Bas-Rhin, le site Ecotidienne.fr propose des stages généralement d’une journée dans le domaine de l’éco-habitat : fabriquer et appliquer ses enduits de terre crue, enduits décoratifs à la chaux, initiation à la construction en bottes de paille / enduits terre

Compostage collectif aux pieds des immeubles parisiens

1 mars 2011
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par Fab

L’opération « Compostage en pied d’immeuble » permet aux habitants d’immeubles parisiens de fabriquer leur propre compost. Pour cela, il faut qu’ils disposent d’un espace en pleine terre non occupé de quelques mètres carrés, de l’accord du syndic et qu’ils soient au moins dix du même immeuble. La mairie leur met alors à disposition des composteurs fermés de 600 litres, des « bio seaux » pour récupérer les déchets organiques dans les cuisines des appartements et un mélangeur.


Le 11ème mon éco-ville : Le compostage en pied d’immeuble

Le dossier de candidature au compost collectif est accessible ici. Il doit être adressé à :
Opération compostage en pied d’immeuble – Service des études et de l’innovation
Direction de la propreté et de l’eau – 103 avenue de France – 75639 PARIS Cedex 13

Réglementation thermique : de la RT 2012 à la RT 2020

3 février 2011
Carte du coefficient de rigueur climatique du label BBC 2005

Carte du coefficient de rigueur climatique du label Batiment Basse Consommation 2005 © BBC_2005_rigueur_climatique.svg: Denys derivative work: Olivir - CC-BY-3.0

Tous les 5 à 8 ans, une nouvelle réglementation thermique vient définir ce que les professionnels du bâtiment ont le droit de faire en termes de consommation énergétique des bâtiments neufs. Cela concerne le chauffage, la ventilation, la climatisation, la production d’eau chaude sanitaire et l’éclairage.

La réglementation thermique 2005 concerne les permis de construire déposés depuis septembre 2006. Elle a pour objectif de diminuer la consommation énergétique des bâtiments neufs de 15% par rapport à la RT 2000. La RT 2012, elle, a adopté les seuils du label BBC 2005 Effinergie, soit une consommation ne dépassant  pas les 50 kWh/m2/an.

Le Grenelle de l’environnement a déjà mis sur les rails la RT 2020, dont l’objectif est de construire des bâtiments à énergie positive (BEPOS). Nombre d’acteurs du BTP ont d’ores et déjà avoir mis le cap sur les objectifs de la RT 2020, ce qui fait dire à certains observateurs que la RT 2020 rend la RT 2012 caduque avant même qu’elle ait pu voir le jour (la RT 2012 est obligatoire pour les bâtiments tertiaires depuis le 1er janvier de cette année mais ne s’appliquera au résidentiel qu’à partir de 2013).

Cela n’est pas faux mais on peut aussi voir les choses positivement en considérant qu’avant de construire des bâtiments produisant de l’énergie, il faut d’abord être capable de construire des immeubles et des maisons énergétiquement sobres. La RT 2012 est donc une étape nécessaire vers la RT 2020.

Tri’Ode : le scooter électrique 100% français

15 décembre 2010
par Fab
Le tricycle de Veleance

Le scooter Tri'Ode de Veleance © Veleance

Le Tri’Ode est un scooter électrique trois roues inclinable disposant de 50 km d’autonomie pour une vitesse maximale de 45 km/h. Eco-conçu, il est fabriqué en matériaux recyclés et/ou recyclables par la société Véléance, installée en Provence.

Elle a reçu le soutien de l’Ademe dont une étude récente révèle que, sur huit trajets urbains effectués en voiture, sept le sont avec une seule personne à bord, le conducteur. Et que même par trafic fluide, la vitesse moyenne ne dépasse pas 20 km/h et la distance parcourue 8 km. Comme 50% des déplacements citadins ont un but professionnel, le Tri’Ode cible principalement les entreprises et les collectivités locales.

Le Tri’Ode est équipé de batteries au plomb haute performance, spécial traction, conçues pour être chargées et déchargées fréquemment. Une prise secteur suffit à les recharger en seulement deux heures. Elles sont produites en grandes séries.

100% d’électricité renouvelable en Allemagne en 2050 ?

23 août 2010
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par Fab
100% d'électricité propre d’ici 2050 en Allemagne

100% d'électricité propre d’ici 2050 en Allemagne (c) Dirk Ingo Franke

L’Office Fédéral de l’Environnement (UBA) allemand vient de publier une étude mettant en avant un objectif certes ambitieux, mais selon lui réalisable : produire d’ici 2050 100% d’électricité à partir de sources renouvelables. Si l’Allemagne produit et utilise l’énergie de manière très efficace, grâce à une volonté politique très forte et rapidement exprimée, elle peut relever ce défi, avec les technologies actuelles.

Le rapport part également de l’hypothèse qu’au moins un des trois secteurs d’activité suivants : transport, bâtiment, électricité, très consommateurs d’énergie primaire (essentiellement charbon et nucléaire), bascule à 100% vers des sources d’approvisionnement renouvelables.

L’UBA envisage trois scénarios différents. Une « interconnexion » énergétique entre les différents Länders (régions) du pays, des « technologies déployées à grande échelle » et un repli en « autarcie ». La production électrique est pour mémoire responsable de plus de 40% des émissions de CO2 allemandes. Cette information a été rapportée par l’ADIT (Agence pour la Diffusion de l’Information Technologique) dans ses bulletins électroniques.

Rejets de CO2 : le volcan islandais a-t-il fait du bien à la planète ?

29 avril 2010
par Fab

Connaître précisément le volume de CO2 rejeté par le volcan islandais Eyjafjallajoekull n’est pas une mince affaire. C’est ce qu’a constaté le site « Information Is Beautiful » lors de l’écriture d’un de ses articles le 17 avril dernier.

La première version de l’article présentait des chiffres très favorables au volcan : « seulement » 7 412 tonnes de CO2 auraient été émises par jour par le volcan, soit un volume très inférieur à celui de l’aviation civile européenne partiellement clouée au sol pendant l’éruption (estimation de 344 000 tonnes si les avions avaient volé). Grâce à son éruption, le volcan Eyjafjallajoekull faisait donc gagner à la planète de très gros volumes de CO2.

Les rejets de CO2 du volcan islandais comparés aux rejets de l'aviation civile

Mais selon les estimations transmises le 18 avril au site par le Nordic Volcanological Institute de l’Université d’Islande, les rejets de CO2 seraient doubles. L’article est donc passé, dès le lendemain de sa parution, à 15 000 tonnes de CO2 rejetées par jour.

C’était sans compter sur les estimations réalisées par d’autres experts. Le 20 avril, une fourchette comprise entre 150 000 et 300 000 tonnes était donnée par deux experts. La fourchette basse provenait d’un Anglais (un chercheur de l’Université de Durham), la fourchette haute d’un Français (un chercheur de l’Institut de Physique du Globe de Paris). L’article du site « Information Is Beautiful » était donc remis à jour avec ces nouvelles données, encore moins favorables au volcan puisque la différence entre les tonnes de CO2 émises par l’éruption et celles économisées par l’absence de trafic aérien s’estompait (lire l’article).

CITES : thon rouge, coraux précieux et requins passent à la casserole

27 mars 2010
La 15e Convention CITES n'a pas épargné le thon rouge.

La 15e Convention CITES n'a pas épargné le thon rouge (c) OpenCage

La 15e Convention sur le commerce international des espèces sauvages menacées (CITES), qui avait lieu à Doha (Qatar), a abandonné sur le ponton quelques espèces marines, et non des moindres… Le thon rouge, les coraux précieux et les requins, qui ne demandaient qu’à être mieux protégés, n’ont finalement pas été retenus, faisant les frais du très actif lobby nippon.

 

Le thon rouge d’Atlantique-Est et de Méditerranée est la première victime des Japonais qui ont notamment réussi à rallier à leur cause la Lybie, important pays de pêche de ce poisson. Le thon rouge postulait au statut d’espèce non-exportable. Mais le Japon, qui consomme 80 % de la pêche de ce poisson, a réussi à mobiliser de nombreux pays en voie de développement.

Quatre espèces de requins (le requin-marteau halicorne, le requin océanique, le requin-taupe et l’aiguillat commun) étaient quant à elles sur la liste des espèces dont le commerce devait être régulé. Elles n’y sont plus et seront donc désormais livrées aux grands groupes industriels qui ont fait de la pêche intensive leur gagne-pain.

Côté coraux précieux, 31 espèces de coraux rouges n’ont pas réussi à être inscrites à l’annexe II de la convention qui permet de réguler leur commerce. Enfin, l’ours polaire n’a pu passer de l’annexe II à l’annexe I (interdiction totale des exportations).

La CITES a heureusement voté la reconduction de l’interdiction du commerce des éléphants en Tanzanie et en Zambie, ainsi qu’un plan de préservation des tigres. Il faudra attendra 2013 pour que la CITES se réunisse à nouveau. Ce sera en Thaïlande.

Rejets de CO2 : Fiat bon élève

2 mars 2010
par Fab
Rejets de CO2 : Fiat arrive à la première place du classement Jato

Rejets de CO2 : Fiat arrive à la première place du classement Jato (c) SXC

Le cabinet JATO a publié le classement mondial des constructeurs qui rejettent le moins de C02 dans l’atmosphère (pour l’année 2009). Il s’agit de la moyenne des rejets de chaque véhicule de la gamme.

Sans trop de surprise, compte tenu de sa gamme, c’est Fiat qui arrive à la première place de ce classement, avec une moyenne de 127,8 g/km, en baisse de 6 g/km par rapport au classement 2008 (133,7 g/km). C’est la troisième année consécutive que le constructeur italien devance ses concurrents sur ce plan.

Toyota (130,1 g/km) arrive en deuxième position, devant deux constructeurs français : Peugeot (133,6 g/km) et Renault (137,5 g/km). Citroën est en cinquième place (137,9 g/km). Suivent Ford (140 g/km), Opel / Vauxhall (148,9 g/km), Volkswagen (150,4 g/km), Audi (160,9 g/km) et Mercedes (176,4 g/km).